


1. Les combats de gladiateurs :
Prisonniers de guerre, condamnés, professionnels ou simples aventuriers, ils sont entraînés par de véritables imprésarios qui les louent très chers aux organisateurs. Les combats peuvent durer la journée entière.
À Rome, les gladiateurs viennent saluer l'empereur de la phrase rituelle : "Ave Caesar, morituri te salutant" ce qui signifie "Salut César, ceux qui vont mourir te saluent".
Les combats de gladiateurs sont populaires à Rome car ils mettent en valeur des qualités admirées par les hommes de ce temps : le courage et la force.
De nombreux spectacles (ludi) sont organisés par l'élite sénatoriale pour satisfaire le peuple qui réclame "du pain et des jeux" dans le Colisée ou dans les arènes.C'est l'occasion pour les empereurs de commémorer leurs victoires, leur avènement, un anniversaire ou un mariage, et ainsi de se rendre plus populaires. Certains notables candidats à des fonctions publiques en organisent également pour se faire connaître et apprécier de la population.
Les jeux au Colisée :
Casque d'un Thrace Casque d'un Samnite Casque d'un Mirmillon
2 : Les combats avec des fauves ou chasse
Les animaux étaient des taureaux, des ours, des sangliers ou encore des molosses spécialement dressés. Néron inventera également le combat de gladiateurs contre des crocodiles !
Les bestiari (hommes qui combattaient les bêtes) étaient considérés comme la plus basse catégorie des combattants : ils permettaient d'achever les condamnés à mort. Les gladiateurs qui affrontent l'animal au corps-à-corps sont armés d'un pieu renforcé d'une pointe de fer ou d'une lance, et sont vêtus d'une simple tunique sans armure.
Les animaux étaient ainsi massacrés en grand nombre : 9000 seront tués lors de l'inauguration du Colisée. Pour ramener les bêtes, des chasseurs expérimentés étaient mobilisés dans tout l'Empire et les légions comportaient même parfois des unités spécialisées.
Pour neutraliser l'odeur des bêtes, des brûle-parfums sont répartis dans les arènes et les esclaves vaporisent des suaves effluves sur les notables.

3 : Les combats navals
Simulacre de combat naval, ce spectacle typiquement romain était offert au peuple de façon exceptionnelle, comme surcroît de fête par un grand personnage (César en 46, Sextus Pompée), mais surtout par les empereurs du premier siècle PCN. Le combat est toujours censé reproduire une bataille historique où s'affrontent gladiateurs et criminels revêtus de costumes historiques.
Ils étaient 19.000 à la naumachie de Claude.
Le lieu de combat peut être une étendue d'eau naturelle comme le lac Fucin, un bassin construit à cette effet, le stade ou l'amphithéâtre, inondés pour l'occasion.
4 : Les exécutions publiques
Les exécutions publiques faisaient également partie des jeux du cirque.
Les condamnés étaient jetés ad bestias ou mis à mort de façon atroce. Parmi les mises en scène les plus appréciées qui accompagnaient les exécutions, figuraient des spectacles qui finissaient par le meurtre ou le massacre et la mort du protagoniste.
Ainsi, la reproduction, au réel, de la scène de Mucius Scaevola en présence de Porsenna : un héroïque Mucius, impassible, se laissait brûler le bras sous les yeux admiratifs des spectateurs remplis de sympathie. En réalité, il ne pouvait faire autrement sous peine d'être brûlé vif dans une cape de poix.
D'autres finissaient sur la croix après maintes atrocités. C'est ainsi aussi que les premiers chrétiens furent amenés dans l'arène pour y "combattre" des fauves.
